À la mi février, j'écrivais que Millie traverse une période compliquée depuis quelques semaines et attend une place à l'hôpital depuis 10 jours ! Les services sont saturés par un afflux exceptionnel de patients et doivent procéder à un "tri" des cas considérés comme les plus à risques. Millie s'est rendue aux urgences à plusieurs reprises. La dernière psychiatre de garde lui a avoué sa fatigue et ses difficultés avec ses collègues de faire face à cette situation dramatique. Elle l'a assurée qu'elle allait faire son possible et l'a mise sur liste d'attente dans l'hôpital de secteur car elle réalise que l'état de santé de Millie se dégrade au fil des jours.
J'ai subi une cholécystectomie le 3 février alors je ne peux soutenir Millie autant que d'habitude même si je récupère assez vite et que j'ai pu lui apporter mon aide ce weekend.
En parallèle, le psychiatre de Millie a fait une demande d'admission dans une clinique dans le Haut-Rhin où elle a déjà séjourné.
Finalement, elle a été admise dans cette clinique psychiatrique ce lundi 9 mars ! L'attente a été très difficile à gérer. Son humeur est au plus bas et son anxiété au plus haut !
J'ai utilisé le peu de forces que j'avais pour la sortir au cinéma, au resto et dans les parcs. Je lui ai beaucoup tenu compagnie chez elle quand elle n'avait pas la force de sortir.
Millie a tout un maillage de soutien autour d'elle : des infirmiers qui passent tous les jours lui donner ses médicaments, un psychiatre, une curatrice pour gérer l'administratif et le financier, un GEM, le CMP de secteur, une activité physique à la Maison sport santé, mais tout ceci bien qu'essentiel ne résout ni le TAG ni la dépression qui l'a submergent en ce moment.
À l'été 2025, Millie avait une humeur élevée, maniaque, et prenait des risques lors de sorties tardives avec des inconnus rencontrés dans des groupes qui organisent diverses activités. Elle essayait de vivre "normalement" sauf que l'alcool ne fait pas bon ménage avec les traitements et fatiguent l'organisme.
Il y avait aussi pas mal de rencontres à travers les sites dédiés avec des hommes peu recommandables qui abusaient de sa fragilité. Là encore, Millie voulait vivre comme tout le monde...
Au fil du temps, elle s'est épuisée. Même les visites médiatisées pour voir son fils placé en famille d'accueil la fatiguaient. Cela l'attristait car elle adore son petit de 6 ans. Elle m'envoyait des petites vidéos où ils dansaient tous les deux ou bien se faisaient des câlins. Il lui offre toujours des jolis dessins avec des "je t'aime maman" ! Lorsqu'elle rentré, elle pleure beaucoup et me dit "tu crois qu'il est heureux ? Ou bien "tu crois qu'il a hérité de mon trouble anxieux ?" J'essaie de la rassurer comme je peux. Je lui dis qu'il a l'air épanoui dans sa famille d'accueil et qu'il adore les cours de danse, sa grande chambre et son jardin ! Il est bien entouré !
Hier, Millie m'a appelé pendant plus d'une heure en pleurs. Le psychiatre lui a proposé de prendre un traitement pour l'anxiété et un AD. Elle va essayer l'anxiolytique en plus de son antipsychotique. Pour le reste, elle va réfléchir. Elle m'a avoué qu'elle n'en pouvait plus de cette maladie – trouble schizo affectif – qui lui pourrit la vie. Elle est tellement anxieuse que son cerveau n' arrive plus à fonctionner ! Car il dysfonctionne justement alors les connexions tournent en boucles ou zigzaguant sans fin vers nulle part...
Millie est si fatiguée. Je suis rassurée de la savoir dans un endroit sécure ! Je suis si inquiète...
Le 22 mars, elle a l'air d'aller mieux. On lui a laissé son traitement par clozapine, et ajouté du valium tout simplement et ça lui va bien !
Elle participe aux activités physiques, artistiques, et randos dans les vignobles ! Je suis contente pour elle.
Et ça me permet de souffler un peu. J'ai repris mes activités art thérapeutiques. C'est cool.
Mes intestins vont un peu mieux. Ça fluctue mais c'est sûr que mon organisme doit s'habituer à l'absence de vésicule biliaire.
Donc voilà les nouvelles de cette période !
Petite citation :
"C'est une coïncidence mais on en parlait justement avec ma fille Millie qui m'a dit qu'elle préférerait la dénomination "troubles de l'énergie" au lieu de "troubles de l'humeur" !"
Marie Agnès
Alias Bipolaire On Air
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