Accéder au contenu principal

🧖Hommage à ma psychiatre

J'ai récemment commencé à partager mes discussions avec ma psychiatre car ça peut être un début de réflexion.

Aujourd'hui, on a parlé de mes craintes de tomber en dépression après mes épisodes maniaques ou hypomanes ces derniers mois qui se sont arrêtés après un séjour en clinique au mois d'août avec arrêt de l'alcool et augmentation des antipsychotiques...

Ma psychiatre m'a expliqué que mon humeur n'est pas forcément liée à une décompensation et que comme tout le monde, je peux expérimenter des fluctuations légères.

Il est vrai que lorsqu'on redescend d'un épisode, on se sent bizarre, genre un peu plat ! La manie est tellement euphorisante !

Ensuite, elle m'a expliqué qu'on ne savait pas si c'était les soirées alcoolisées qui avaient déclenché une crise maniaque ou le contraire si c'était la manie qui avait entraîné des comportements à risque. On a conclu que c'était un peu des deux...

Ma psychiatre veille sur moi comme un ange gardien. Elle est très attentive à mon sommeil, à mes relations sociales qui peuvent être très intenses ou bien à la mise en retrait sans sorties.

Elle ajuste les dosages de mes antipsychotiques avec mon accord. Elle n'est pas dans le jugement. Au contraire, elle ne me brusque pas. Elle me laisse m'exprimer, ou fait des remarques intéressantes qui me font avancer, ou bien répond à mes questions sans jamais élever la voix.

Lorsque je sors de son cabinet, je suis sereine et c'est le but ! 😊

Je vous encourage à parler de tout avec votre psychiatre. C'est très important de ne pas cacher la vérité comme ça a pu m'arriver. Si vous établissez une relation de confiance avec lui ou elle, vous en verrez les bénéfices. 

Souvenez-vous que votre psychiatre travaille avec vous selon ce que vous lui dites. Il ne peut deviner... Il est très important d'être sincère car il ou elle se base sur notre discours pour nous apporter son aide, son soutien et des solutions. On peut discuter de tout sans tabous. Il ou elle a fait 11 ans d'études dont 5 en spécialisation psychiatrie et a fait lui-même une analyse par un autre psychiatre.

Essayez de trouver le thérapeute qui vous convient. Si un jour, vous ressentez que vous n'avancez plus, parlez-en et changez de thérapeute si nécessaire. Les psychiatres ne voient pas d'inconvénient dans ce cas. Ils entendent notre problème. Le thérapeute va alors vous dire que vous êtes libre de consulter un autre spécialiste sans amertume et vous dire que vous pourrez toujours revenir si besoin...

Un grand merci à tous les psychiatres qui nous apportent leur soutien ! 🙏🙏🙏

Auteur : Bipolaire On Air

Texte rédigé le 22 septembre 2020

#troublesbipolaires #bipolarité #bipolaire #santémentale #stopstigma #psychiatrie #psychiatre #roledupsychiatre

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

📖 Critique du livre de Philippa Motte "Et c'est moi qu'on enferme"

  Ce livre de Philippa Motte est sorti chez Stock le mois dernier ! Il me tendait les bras mais comme j'expérimentais un épisode 'maniaque' qui s'est littéralement évanoui avec mon opération chirurgicale et des séquelles, je l'ai ouvert il y a seulement quelques jours ! Ce livre m'a happée tout entière. Je revivais mes propres expériences de l'enfermement en psychiatrie et de la violence institutionnelle à chaque page que je tournais ! Philippa Motte écrit bien, même très bien, comme un souffle qui vous traverse, qui vous emporte dans cet univers que seuls les patients et les soignants connaissent. En effet, les proches en visite ne voient que des êtres fracassés et se font des idées sur les soins loin de la réalité ! J'aimerais vous partager cette citation à la fin de cette histoire poignante qui m'a particulièrement touchée : « Je dédie ce texte à tous ceux qui croient que le chemin est droit et qu’il n’y a qu’une seule façon de le tracer. Je dédie...

😱Déroulé des évènements conduisant à ma déstabilisation psychique

Février, plutôt down du à des évènements familiaux angoissants mais pas en dépression grave. Début mars, crise de calculs biliaires ! Hospitalisation à la clinique de mon quartier en urgence le 3 mars. Douleurs fulgurantes, créant un terrain favorable à l'état maniaque  Admission dans un des services spécialisés de la Clinique Traitements de l'inflammation de la zone biliaire par antibiotiques. 1. Je ne l'ai su qu'en avril mais l'un des antibiotiques, le Metronidazole, peut créer des troubles psychiatriques, tels qu'un état délirant ! Les gastro-entérologues n'étant pas très regardant au niveau psychiatrique de leurs patients, l'un des antibiotiques administré pour calmer l'inflammation de la vésicule biliaire et éviter une infection de toute la zone digestive, le Metronidazole, un antibiotique antibactérien antiparasitaire a un effet rarissime (L’antibiomania) qui donne lieu à l’apparition d'un syndrome maniaque ! 2. Par ailleurs, la chef du se...

😔Suis-je moi aussi une malade mentale ? Réaction au livre de Nicolas Demorand "Intérieur nuit"

Nous voici presque deux mois suivant la publication du livre de Nicolas Demorand « Intérieur nuit » qui a fait couler beaucoup d'encre ! À propos de l'auteur : Nicolas Demorand est journaliste. Il co-anime la matinale de France Inter depuis 2017. Description de l'Éditeur : « Les événements racontés dans ce livre se déroulent sur plus de vingt ans. Pendant toutes ces années, je me suis tu. Aujourd’hui, j’écris en pensant à toutes celles et ceux, des centaines de milliers, peut-être des millions, qui souffrent en silence du même mal. » Mes remarques : Je dois avouer que j'ai débuté ma lecture avec appréhension ! Cette formule choc "je suis un malade mental" me semblait si malaisante que j'avais peur de lire la suite ! J'ai choisi de vous partager cet extrait, page 13*, car c'est une bonne intro en la matière ! Quelle image frappante d'être un personnage public, quotidiennement à l'antenne et de devoir masquer son véritable "soi...