Accéder au contenu principal

⬜⬛Elsa Deck Marsault

Interview très intéressant !

Dans son dernier livre, "La violence en spectacle" (La Fabrique), Elsa Deck Marsault reprend le chantier entamé dans le précédent (Faire justice), en l’occurrence, tenter de comprendre comment la question du #féminisme se noue avec celle de la #justice. Il y a évidemment toute une pensée libérale qui se fait beaucoup de souci pour tous ces pauvres hommes qui pourraient se retrouver injustement mis à l’amende publiquement et sans que leurs soient octroyées les garanties du droit bourgeois.

Mais ce n’est pas du tout de cela dont il est question ici.
Ce qu’étudie Elsa Deck Marsault, c’est la manière dont le mouvement féministe s’est historiquement rapporté au droit et à l’État, ou plutôt comment un certain féminisme dominant a évacué tout critique de la justice jusqu’à s’en remettre à l’État punitif. Pour cela, l’autrice questionne la construction même de la figure de la victime dans toutes ses ambivalences, à commencer par celle qui consiste à devoir renier toute forme de puissance politique. À la promesse de sécurité qu’elle considère autant comme une illusion que comme un piège, elle propose de substituer une attention collective et des procédures révolutionnaires, — forcément expérimentales —, qui permettent de destituer la justice en préservant le souci de l’autre.

00:00 Intro et présentation du livre
03:15 La contre-révolution féministe
07:06 Le féminisme entre rejet et dépendance à l'État punitif
11:29 La justice, un fourre-tout conceptuel mais un vrai dispositif de pouvoir
15:57 Affaire de Mazan et revendication de « 20 ans pour tous » : la reconnaissance du crime passe-t-elle nécessairement par la punition de son auteur ?
26:28 Peut-on réellement distinguer lavengeance de la justice ?
35:17 Comment l'appétit de la punition se retrouve dans toutes les tendances du mouvement
37:10 Les limites de la médiatisation des violences sexistes et sexuelles
41:50 Repenser la figure de la victime
47:42 La sécurité : une illusion et/ou un piège
49:15 Les effets supposés de la mise en spectacle de la violence
57:48 Destituer la justice ou réinstituer une justice alternative : que s'agit-il d'abolir ?
1:09:20 Le collectif Fracas et l'entraide militante autour des conflits et de la violence
1:12:12 Comment transforme-t-on une situation de violence ?

https://lnkd.in/egrs_7Cp

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

😱Déroulé des évènements conduisant à ma déstabilisation psychique

Février, plutôt down du à des évènements familiaux angoissants mais pas en dépression grave. Début mars, crise de calculs biliaires ! Hospitalisation à la clinique de mon quartier en urgence le 3 mars. Douleurs fulgurantes, créant un terrain favorable à l'état maniaque  Admission dans un des services spécialisés de la Clinique Traitements de l'inflammation de la zone biliaire par antibiotiques. 1. Je ne l'ai su qu'en avril mais l'un des antibiotiques, le Metronidazole, peut créer des troubles psychiatriques, tels qu'un état délirant ! Les gastro-entérologues n'étant pas très regardant au niveau psychiatrique de leurs patients, l'un des antibiotiques administré pour calmer l'inflammation de la vésicule biliaire et éviter une infection de toute la zone digestive, le Metronidazole, un antibiotique antibactérien antiparasitaire a un effet rarissime (L’antibiomania) qui donne lieu à l’apparition d'un syndrome maniaque ! 2. Par ailleurs, la chef du se...

📖 Critique du livre de Philippa Motte "Et c'est moi qu'on enferme"

  Ce livre de Philippa Motte est sorti chez Stock le mois dernier ! Il me tendait les bras mais comme j'expérimentais un épisode 'maniaque' qui s'est littéralement évanoui avec mon opération chirurgicale et des séquelles, je l'ai ouvert il y a seulement quelques jours ! Ce livre m'a happée tout entière. Je revivais mes propres expériences de l'enfermement en psychiatrie et de la violence institutionnelle à chaque page que je tournais ! Philippa Motte écrit bien, même très bien, comme un souffle qui vous traverse, qui vous emporte dans cet univers que seuls les patients et les soignants connaissent. En effet, les proches en visite ne voient que des êtres fracassés et se font des idées sur les soins loin de la réalité ! J'aimerais vous partager cette citation à la fin de cette histoire poignante qui m'a particulièrement touchée : « Je dédie ce texte à tous ceux qui croient que le chemin est droit et qu’il n’y a qu’une seule façon de le tracer. Je dédie...

😰Bipolaire? Il y a un avant et un après !

Avant le diagnostic, tu as une famille, des amis, un job ! On te trouve fantasque, chiant parfois mais bon qui ne l'est pas ? Quand t'as de l'énergie, tes amis t'adorent, ta famille est fière de toi ! Quand tu vas pas fort, on te dit ça va passer, repose-toi ! Mais quand t'es diagnostiqué, alors là... Les amis s'éloignent car tout d'un coup, ben t'es fou, folle, bien atteint, bipo ? Ah oui je comprends mieux pourquoi t'as fait ci ou ça ! Mais t'es dangereux ! Ah bon ? Tu es à l'hôpital psy ? Ouh la la ! Ben, bonne chance alors ! Ta famille , c'est du genre N'oublie pas de prendre tes médocs ! Euh, tu devrais pas boire, ça fait pas bon ménage avec les médicaments ! Tu sais, j'ai parlé avec les psychiatres, ça va être long... Il faut les écouter... Oh putain, tu vas pas nous faire encore une crise ! J'en peux plus, tu sais, c'est dur pour nous aussi... Comprends-nous, on souffre ! Tu fais chier, c'est toujours ça ton exc...